SÉCHERESSE NIVEAU CRISE

Publié le mercredi 12 août 2026 - Pays de Colombey et du Sud Toulois

Compte tenu de la situation hydrologique et météorologique, Yves SÉGUY, préfet de Meurthe-et-Moselle, a décidé de placer les zones« Moselle aval orne Nied et Seille », « Moselle amont et Meurthe » et « Meuse aval Chiers » en situation de CRISE.

Le département connaît actuellement un niveau historiquement bas des cours d’eau, avec un assec affectant plus de 50 % des stations de référence. Cette situation, plus sévère que celle de 2022, année déjà marquée par une sécheresse exceptionnelle, suscite une vigilance accrue.

Les conséquences sont graves sur le territoire :

  • Approvisionnement en eau potable : Des tensions quantitatives sont d’ores et déjà constatées ou prévues à court terme, affectant plus de 35 000 habitants du département. Cela se traduit par la mise en œuvre de mesures exceptionnelles qui peuvent être de la distribution d’eau embouteillée, le remplissage de réservoir d’eau potable par un camion-citerne, la pose d’une canalisation temporaire depuis un réseau de distribution voisin.  Des interconnexions de secours sont également activées lorsqu’elles existent et à la condition de ne pas mettre en difficulté les réseaux voisins. Chaque situation fait l’objet d’un traitement au cas par cas qui prend en compte les besoins et possibilités du territoire.
  • Qualité de l’eau : La baisse des débits entraîne une dégradation de la qualité de la ressource, avec des risques accrus de non-conformité aux normes sanitaires ;
  • Impact industriel : Les centrales nucléaires de Cattenom sur la Moselle et de Chooz sur la Meuse ont dû réduire leur production d’électricité afin de ne pas aggraver la situation des cours d’eau;
  • Mortalité piscicole : Une surmortalité des espèces piscicoles est observée, notamment liée à l’élévation des températures des cours d’eau ;
  • Biodiversité : L’assèchement des milieux aquatiques provoque un effondrement des écosystèmes, avec des perturbations durables pour la faune et la flore locales. Certaines espèces autochtones pourraient disparaître définitivement, et leur rétablissement, s’il est possible, nécessitera plusieurs années. Des tensions locales ont également amené plus d’une vingtaine de collectivités à prendre des arrêtés municipaux plus restrictifs.

Afin de limiter au maximum les conséquences de la sécheresse, il est donc absolument nécessaire qu’un effort collectif soit réalisé afin de préserver les capacités de la ressource pour les enjeux prioritaires que sont l’alimentation en eau potable des populations, les usages en lien avec la santé, la salubrité publique, la sécurité civile, et notamment la lutte contre les incendies, l’abreuvement des animaux et la préservation des fonctions biologiques des cours d’eau.

L’objectif des mesures prises est de prescrire aux usagers (particuliers, collectivités, entreprises, agriculteurs) des restrictions provisoires d’usage de l’eau, proportionnées à l’intensité de la sécheresse. Les services de l’État et les collectivités sont mobilisés pour faire respecter ces dispositions. Des contrôles sont réalisés sur tout le territoire pour s’en assurer. En cas de non-respect, des suites administratives ou pénales peuvent être mises en œuvre.

LA SITUATION DE CRISE IMPOSE PAR EXEMPLE :

  • interdiction de lavage des véhicules à domicile et en station,
  • interdiction d’arrosage des pelouses, jardins privés, espaces verts publics et terrains de sport, une exception est faite pour les potagers
  • interdiction de remplissage des piscines privées et publiques,
  • interdiction de nettoyage des espaces extérieurs (voiries, terrasses, façades, toitures…),
  • interdiction d’arrosage des golfs, sauf greens
  • interdiction d’irrigation par aspersion des cultures(pour quelques exceptions autorisation de 20h à 8h).
  • en plus de ces limitations provisoires, des mesures spécifiques sont prévues pour les industriels, les hydro-électriciens, la navigation fluviale et les travaux réalisés en cours d’eau.

Publié par Service eau-assainissement